Murder - The Virgins | Just Can't Get Enough - Depeche Mode

Murder - The Virgins | Just Can't Get Enough - Depeche Mode
Hier, j'ai pensé, comme souvent, à comment serait la vie des gens autour de moi si je mourrais. Sauf qu'hier, j'ai pensé à bien plus de trucs que d'habitude. J'avais comme envie d'organiser ma cérémonie funèbre.
Je meurs. Cérémonie: mes amis sont prévenus. Ils sont tristes. Eglise: je sais pas rééllement pourquoi sachant que j'suis pas croyante que j'me considère pas comme athée, mais vu qu'eux le sont, j'pense que ça se serait fait tout seul. On passe Down And Out. Ils sont tous venus, tout le monde est ému. On m'enterre, je sais pas non plus pourquoi, vu que c'est plutôt un fardeau pour les gens qui viennent après, mais soit. Donc on m'enterre, tout le monde a une fleur à la main, une fleur différente. Et puis, la journée passe. Il pleut ce jour là.
Et puis tout passe. Mes affaires restent en place pour quelques temps, c'est trop difficile de se débarasser de tout, d'un coup. Mon iPod, mon ordinateur, mes feuilles de cours sont regardées, mon écriture analysée par des regards qui veulent se mélanger avec ce qui me déterminait.
Ce blog est connu de tous. Mon téléphone a déjà été utilisé pour prévenir certains de mes amis. Ils sont dans le répertoire. Puis il est éteint, à jamais. Mon compte MSN sera jamais ouvert, puisque mon mot de passe est connu de moi seule. Mon blog non plus, mon MySpace non plus, rien de ce qui appartient à la toile. Rien ne sera modifiée par autrui. Tout sera seulement effacé au fil du temps, et ça effaçera mon souvenir.
De temps à autre, quelqu'un "vient me rendre visite". Je sais pas qui.
Et puis, à la fac, ou partout où j'avais l'habitude d'aller, y'a un vide. Toujours un vide. Mais mon image s'efface. Tout s'efface. On m'oublie, même si sur le coup, on a laissé des bouquets aux endroit où j'allais, ou à celui où je suis morte.
Et ça se termine. Je suis rééllement partie, parce qu'on ne pense plus à moi. On m'a pleurée, on m'a regrettée, on m'a oubliée.

# Posted on Sunday, 19 October 2008 at 4:30 PM

Upside Down - Media Made | Catherine The Waitress - Teitur

Upside Down - Media Made | Catherine The Waitress - Teitur
Ce week end, j'ai l'impression d'être retournée un week end où j'étais au collège ou au lycée. Ou j'avais l'angoisse de retourner en cours le lundi, mais en même temps l'ambiance du samedi-dimanche m'étranglait. Où la nuit tombe à 19h, où j'suis pas sortie parce que j'ai personne, ni nulle part avec qui aller, et que j'ai l'impression d'avoir gachée ma journée, parce que même si aujourd'hui j'ai tapé pas mal de mes cours à l'ordi, j'ai quand même passé plus de temps à geeker qu'autre chose. Avec ma paille dans la bouche, mon mal de dos, mes doigts qui glissent et trouvent les touches tout seul, tellement vite que ça en fait peur. Eux qui s'engueulent, toute la journée, ambiance de merde. Comme quand j'étais petite, sauf qu'avant ils buvaient, buvaient tellement... Ca commençait à 11h30, et tout l'après-midi ils buvaient, jusqu'au soir, aux alentours de 18h, où ils s'arrêtaient enfin, mais ils étaient tellement éméchés... Avec un ou plusieurs enfants dans le même appartement. Ca les rendait euphoriques, et j'les entendais glousser ou... Ca me débecte d'y penser. Ou alors ils s'engueulaient, s'engueulaient devant les autres, et puis un des deux sortait, et qui sait ce qu'il faisait. Seigneur... Je sais que cette horreur du week end émane de là.
Je déteste, déteste, déteste le dimanche. Encore plus que tous les autres jours. Et le samedi arrive pas loin derrière. Mais la pôle position, c'est le dimanche.

# Posted on Saturday, 18 October 2008 at 3:45 PM

Résidents De La République - Alain Bashung | She's Expensive - The Virgins

Résidents De La République - Alain Bashung | She's Expensive - The Virgins
- Aujourd'hui ça fait deux ans, [...] Tu m'écoutes ?
- Ouais...
- Parce que t'es à fond dans ton truc là.
- Hm...
Elle vit dans le passé, et m'y entraine. Bien sur que j'ai un vide, tout ça... Mais j'peux pas rester là dedans, j'veux pas... J'vais pas écrire tous les ans comme à une date anniversaire, une comémoration morbide en quelques sortes, pour replonger dans la vie d'avant. J'étais mal. Je suis peut-être pas bien aujourd'hui, mais j'ai du chemin parcouru et à ne pas refaire. Que je ne voudrais parcourir à nouveau pour rien au monde en vérité. Je veux pas vivre dans le passé.

J'écris tous les soirs comme une clocharde en texto sur mon téléphone. Ca m'empêche de dormir, de ne pas retranscrire les trucs qui m'passent par la tête. Et j'les écrit pas sur une feuille, j'écris plus sur les feuilles, j'avais déjà du mal avant. Donc je rallume mon téléphone deux, trois fois pour rajouter un truc. Et je renote tout sur le PC le lendemain. J'ai retrouvé ma plume et ma productivité, surement la reprise de la lecture. Ca me fait du bien. Je dégueules les mots. Mais j'ai tellement mal aux yeux ce soir...

Ajout de paragraphes hein.

# Posted on Saturday, 18 October 2008 at 8:37 AM

L'Homme Sans Trucages - Dionysos & Jean Rochefort | Cops And Robbers - The Hoosiers

Parce que j'ai personne à qui écrire ce soir, personne à qui parler, devant qui m'exprimer.
J'sais pas pourquoi, y'a des soirs comme ça où tout le monde te rejette et t'as personne à qui te confier. Ca te donne envie de pleurer, après tu déprimes légèrement. Et si rien ou personne ne t'as changé les idées, ça persiste. Tu commences à avoir des idées suicidaires; et puis tu t'isoles. Tu veux plus parler, de peur d'ouvrir les vannes, de flemme d'ouvrir la bouche et l'esprit. Ensuite tu te met à avoir envie de pleurer en public, parfois sans rééllement pouvoir t'en empêcher. Tu passes ton temps enfermé, sans occupation, avec l'air morose. Tu changes ton statut MySpace, ton pseudo MSN en un truc vide, genre "0" ou "+". Ton reflet, puisque toi même t'es vide. Tes espoirs se sont envolés avec le bout de bonne humeur qu'il te restait, tu réponds aux gens qui t'adressent encore la paroles des trucs glauque ou agressifs, tu penses de plus en plus à une possible défenestration ou à un shoot aux dolipranes. Et puis quelque chose ou quelqu'un qui ne t'auras pas encore laché à force de sautes d'humeur va faire ou dire un truc vraiment cool, et c'est un assemblement de circonstances qui te feront remonter la peinte. Jusqu'à la prochaine fois.
Mais moi j'suis encore dans la douche chute enveloppante.
Ca fait comme un V, on peut pas remonter avant d'être allé tout en bas, sauf en faisant demi-tour jusqu'à la prochaine fois si d'ici là on a pas trouvé la déviation. Ou alors on décide de sortir de la route.
L'Homme Sans Trucages - Dionysos & Jean Rochefort | Cops And Robbers - The Hoosiers

# Posted on Friday, 17 October 2008 at 11:56 AM

News - Carbon/Silicon | Handlebars - Flobots

News - Carbon/Silicon | Handlebars - Flobots
Si Cendrillon avait eu une horloge dans le coeur, elle aurait bloqué le temps à minuit moins une et se serait éclatée au bal toute sa vie.
La mécanique du coeur - Mathias Malzieu

# Posted on Wednesday, 15 October 2008 at 2:17 PM