Juste que, là, maintenant, j'ai un profond sentiment de solitude. J'me plains tout le temps, j'en suis consciente, attention. Mais bon, on s'refait pas (ou peut-être que si).
J'ai repensé à quand j'étais en déprime l'an dernier et que j'me contrôlais à mort pour pas me mettre à chialer en plein cours de sport ou d'anglais. Que j'me laissais aller enfermée dans une cabine de douche pour me changer. J'me suis souvenue que la seule personne à qui j'voulais parler, c'était elle. Les autres, j'en pouvais plus, ça m'irritait de leur parler. Et puis elle aussi, je sais plus, j'en ai pas trop le souvenir. Peut-être aussi. Mais je crois que nos rapports étaient plus éloignés. Je sais plus, ça m'a pas marquée manifestement. C'était en décembre, janvier ? Je sais plus. En hiver. Surement plus décembre que janvier. Et j'me souviens que déjà j'étais proche d'elle. Ce samedi là, j'lui avais envoyé un texto, après avoir commencé à ouvrir les vannes en sport, et pendant le cours suivant, j'lui disais c'que j'avais sur le coeur. J'comprenais pas bien c'qui s'passait à vrai dire, j'm'en foutais un peu, j'pleurais pour rien, alors que d'habitude j'pleure pas. J'pleurais pas en fait. Parce que je pleure plus souvent maintenant. Enfin bref, et c'était la seule qui arrivait à m'réconforter. Je sais plus, j'avais juste besoin qu'on m'comprenne, ou qu'on fasse semblant. J'crois qu'elle était un peu comme moi, un peu seule, un peu triste, un peu tendance à se laisser porter sans trop comprendre bien que.
Mais maintenant, je sais pas, aujourd'hui ? Y'a des jours comme ça, où comme avant, j'faisais un peu ma dépressive légère, j'parlais pas trop, et elle était là. Mais j'ai plus l'impression que ce soit le cas, y'a des hauts et des bas, des jours où tout va bien et le lendemain rien ne va plus. On arrive plus à se contrôler. J'ai l'impression qu'elle fait un peu la gueule là. J'sais pas, c'est louche, et j'aurais envie de parler, de parler du fait que j'me sens seule, mais justement, le fait que je me sentes seule justifie le fait que j'ai personne à qui le dire ? Ironie de la situation, pathétique.
Hier soir encore, il était un peu avant minuit, j'étais assise dans mon lit à rêvasser les yeux dans le vide, et j'avais tellement envie d'envoyer un texto du genre "Je t'aime". Mais j'ai pas osé, parce que j'avais peur de passer pour une imbécile, j'avais peur de la réveiller, j'avais peur de pas le penser, de trop le penser. J'avais senti une certaine froideur dans le texto juste d'avant, du style laisse-moi-bonne-nuit... Ca m'a surement bloquée. J'avais de toutes façons passé une sale journée, y'a pas à dire.
J'ai besoin d'elle, mais apparement c'est plus réciproque.
Comme l'abandon post-coital d'un romantique.
J'ai repensé à quand j'étais en déprime l'an dernier et que j'me contrôlais à mort pour pas me mettre à chialer en plein cours de sport ou d'anglais. Que j'me laissais aller enfermée dans une cabine de douche pour me changer. J'me suis souvenue que la seule personne à qui j'voulais parler, c'était elle. Les autres, j'en pouvais plus, ça m'irritait de leur parler. Et puis elle aussi, je sais plus, j'en ai pas trop le souvenir. Peut-être aussi. Mais je crois que nos rapports étaient plus éloignés. Je sais plus, ça m'a pas marquée manifestement. C'était en décembre, janvier ? Je sais plus. En hiver. Surement plus décembre que janvier. Et j'me souviens que déjà j'étais proche d'elle. Ce samedi là, j'lui avais envoyé un texto, après avoir commencé à ouvrir les vannes en sport, et pendant le cours suivant, j'lui disais c'que j'avais sur le coeur. J'comprenais pas bien c'qui s'passait à vrai dire, j'm'en foutais un peu, j'pleurais pour rien, alors que d'habitude j'pleure pas. J'pleurais pas en fait. Parce que je pleure plus souvent maintenant. Enfin bref, et c'était la seule qui arrivait à m'réconforter. Je sais plus, j'avais juste besoin qu'on m'comprenne, ou qu'on fasse semblant. J'crois qu'elle était un peu comme moi, un peu seule, un peu triste, un peu tendance à se laisser porter sans trop comprendre bien que.
Mais maintenant, je sais pas, aujourd'hui ? Y'a des jours comme ça, où comme avant, j'faisais un peu ma dépressive légère, j'parlais pas trop, et elle était là. Mais j'ai plus l'impression que ce soit le cas, y'a des hauts et des bas, des jours où tout va bien et le lendemain rien ne va plus. On arrive plus à se contrôler. J'ai l'impression qu'elle fait un peu la gueule là. J'sais pas, c'est louche, et j'aurais envie de parler, de parler du fait que j'me sens seule, mais justement, le fait que je me sentes seule justifie le fait que j'ai personne à qui le dire ? Ironie de la situation, pathétique.
Hier soir encore, il était un peu avant minuit, j'étais assise dans mon lit à rêvasser les yeux dans le vide, et j'avais tellement envie d'envoyer un texto du genre "Je t'aime". Mais j'ai pas osé, parce que j'avais peur de passer pour une imbécile, j'avais peur de la réveiller, j'avais peur de pas le penser, de trop le penser. J'avais senti une certaine froideur dans le texto juste d'avant, du style laisse-moi-bonne-nuit... Ca m'a surement bloquée. J'avais de toutes façons passé une sale journée, y'a pas à dire.
J'ai besoin d'elle, mais apparement c'est plus réciproque.
Comme l'abandon post-coital d'un romantique.




